mardi 12 janvier 2021

Le Kintsukuroi ; l’art de réparer ses blessures émotionnelles


Le Kintsukuroi est un art japonais bien particulier. Il s'agit de réparer la porcelaine cassée en appliquant de l'or ou de l'argent sur les brisures. Au travers de cet art, il est né une philosophie consistant à donner de la valeur à ce qui a été brisé. Symbole de fragilité ou de malheur - comme dans le cas d'un deuil - ces fêlures, renforcées par ce métal précieux, deviennent alors sublimées voire même plus fortes.

Tout comme ce que nous devons affronter tout au long de notre vie, nous devons réussir à dépasser nos épreuves et mettre de l'or sur nos brisures pour arriver à avancer.

Ces "réparations" montrent notre force et notre volonté de vivre malgré tout. L'outil utilisé ici dans l'art du Kintsukuroi est la résilience, cette capacité à surmonter un drame ou une épreuve. Ne pouvant changer la situation il devient vital de se demander "qu'est-ce qu'on peut faire de cette tragédie ?"

Le psychologue et auteur Tomàs Navarro conseille de ne pas attendre de "toucher le fond" et ne surtout pas rester figé dans la douleur. Demander de l'aide, analyser sa situation, ne pas rester isolé dans sa douleur...

Il faut réussir à reconstruire sa vie malgré les blessures émotionnelles même si cela demande beaucoup de temps. Le but n'est pas d'effacer nos blessures mais de magnifier nos cicatrices qui vont profondément nous changer.



jeudi 22 octobre 2020

Loi sur le deuil périnatal ; quelles sont les nouvelles mesures en 2020 ?

La Journée Mondiale de Sensibilisation au Deuil Périnatal a eu lieu comme chaque année le 15 octobre dernier. L'occasion de revenir sur ce qui a changé cette année pour les familles endeuillées.

 Le 26 mai 2020 la loi n°2020-692 "visant à améliorer les droits des travailleurs et l'accompagnement des familles après le décès d'un enfant" a été adoptée à l'unanimité.

Les dispositions de cette loi sont applicables depuis le 1er juillet 2020 :

    - le droit à un congé de deuil de 8 jours, financé par la Sécurité Sociale, s'applique aux salariés du public, du privé, aux fonctionnaires, aux indépendants, aux non-salariés agricoles et aux demandeurs d'emploi

    - le droit à un congés employeur de 7 jours ouvrés

La principale mesure est donc l'allongement à 3 semaines du temps de "répit" suite au décès d'une enfant. 

Cette disposition permet donc une pause totale de 15 jours ouvrés (soit 3 semaines).


Ce congé est fractionnable tout au long de l'année suivant le décès.

La loi s'applique en cas de décès d'un enfant de moins de 25 ans.

A noter que la loi permet également le don de jours de congé entre salariés.


D'autres mesures permettent un meilleur accompagnement des parents ;


    - versement d'une allocation décès forfaitaire de 2000 € aux familles, sous conditions de ressources pour faire face aux frais funéraires,

    - prolongation de 3 mois des prestations familiales CAF en cours liées à l'enfant décédé,

    - maintien automatique pendant 12 mois des droits au titre du RSA et de la Prime d'Activité,

    - protection du salarié contre le licenciement dans un période de 13 semaines après le décès,

    - proposition de suivi psychologique pour les parents et la fratrie et pris en charge financièrement,

    - suppression du délai de carence pour le premier congé maladie pris dans les 13 semaines après le décès.






mardi 3 décembre 2019

MAIS QU'EST-CE-QUE FAIRE SON DEUIL ?


On parle de deuil, de faire son deuil mais au juste, qu'est-ce que c'est ?
Je n'aime pas cette expression "faire son deuil". On pense que c'est impératif et qu'on a un problème si on n'arrive pas à faire son deuil. Je préfère "vivre un deuil" car au final chacun le vit comme il peut et se débrouille à sa manière.
Quand tu perds quelqu'un, on te dit qu'il faut du temps pour oublier. Mais quand tu ne veux pas oublier justement...
Pour ma part, j'aurai tendance à dire qu'il faut du temps pour que s'allège un peu la douleur de la perte de l'être aimé. Faire son deuil revient à accepter de continuer à vivre sans la présence de l'être aimé. Accepter signifie donc mener une action volontaire. On souffre, on souffre et puis un jour on n'en peut plus de souffrir alors oui, on se dit qu'on doit faire avec, faire sans plutôt, car c'est bien là la difficulté ; vivre avec un morceau de nous qui n'est plus là. Accepter qu'il ne soit plus prés de nous, accepter que nous ne le verrons pas vieillir comme on ce l'était imaginé. Accepter, c'est déposer les armes et baisser les bras devant la souffrance. Il faut vouloir qu'elle s'en aille cette souffrance qui nous dévore au quotidien et qu'elle ne nous ronge plus. Mais surtout accepter ce n'est pas pour autant oublier, c'est ne garder que le meilleur de la personne, c'est finir par en parler avec un sourire aux lèvres, c'est continuer de la faire vivre un peu parmi nous.





jeudi 24 octobre 2019

QUELQUES VERSETS


Aujourd'hui je vous propose quelques versets de la Bible qui m'ont réconforté quand la douleur était trop lourde…


                             




Psaume 31:10 − Aie pitié de moi, Eternel ! car je suis dans la détresse; J’ai le visage, l’âme et le corps usés par le chagrin.
Psaume 34:19 - L'Eternel est près de ceux qui ont le cœur brisé, et il sauve ceux qui ont l'esprit dans l'abattement.
Psaume 147:3 − Il guérit ceux qui ont le coeur brisé, Et il panse leurs blessures.
Psaume 46:2 − Dieu est pour nous un refuge et un appui, Un secours qui ne manque jamais dans la détresse.
Psaume 30:6 – Le soir arrivent les pleurs, Et le matin l’allégresse !
Jean 16:33 − Je vous ai dit ces choses, afin que vous ayez la paix en moi. Vous aurez des tribulations dans le monde ; mais prenez courage, j’ai vaincu le monde.
Proverbes 3:6 − Reconnais-le dans toutes tes voies, Et il aplanira tes sentiers.
1 Thessaloniciens 4:13 − Nous ne voulons pas, frères, que vous soyez dans l’ignorance au sujet de ceux qui dorment, afin que vous ne vous affligiez pas comme les autres qui n’ont point d’espérance.
2 Thessaloniciens 2:16,17  − Que notre Seigneur Jésus-Christ lui-même, et Dieu notre Père, qui nous a aimés, et qui nous a donné par sa grâce une consolation éternelle et une bonne espérance, consolent vos coeurs, et vous affermissent en toute bonne oeuvre et en toute bonne parole !
Esaïe 49:13 – […] Car l’Eternel console son peuple, Il a pitié de ses malheureux.
Jérémie 31:13 – […] Je changerai leur deuil en allégresse, et je les consolerai; Je leur donnerai de la joie après leurs chagrins.
2 Corinthiens 1 :3,4 − Béni soit Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus-Christ, le Père des miséricordes et le Dieu de toute consolation, qui nous console dans toutes nos afflictions, afin que, par la consolation dont nous sommes l’objet de la part de Dieu, nous puissions consoler ceux qui se trouvent dans quelque affliction !
Ecclésiaste 3:1-4 − Il y a un temps pour tout, un temps pour toute chose sous les cieux : un temps pour naître, et un temps pour mourir; un temps pour planter, et un temps pour arracher ce qui a été planté; un temps pour tuer, et un temps pour guérir; un temps pour abattre, et un temps pour bâtir;  un temps pour pleurer, et un temps pour rire; un temps pour se lamenter, et un temps pour danser.
Psaume 25:16-18 − Regarde-moi et aie pitié de moi, Car je suis abandonné et malheureux. Les angoisses de mon coeur augmentent ; Tire-moi de ma détresse. Vois ma misère et ma peine, Et pardonne tous mes péchés.
Psaume 23:4 − Quand je marche dans la vallée de l’ombre de la mort, Je ne crains aucun mal, car tu es avec moi: Ta houlette et ton bâton me rassurent.
Jean 14:1-3 − Que votre coeur ne se trouble point. Croyez en Dieu, et croyez en moi. Il y a plusieurs demeures dans la maison de mon Père. Si cela n’était pas, je vous l’aurais dit. Je vais vous préparer une place. Et, lorsque je m’en serai allé, et que je vous aurai préparé une place, je reviendrai, et je vous prendrai avec moi, afin que là où je suis vous y soyez aussi.
Exode 3:7 − L’Eternel dit : J’ai vu la souffrance de mon peuple qui est en Egypte, et j’ai entendu les cris que lui font pousser ses oppresseurs, car je connais ses douleurs.
1 Samuel 1:15-17 − Anne répondit : Non, mon seigneur, je suis une femme qui souffre en son coeur, et je n’ai bu ni vin ni boisson enivrante; mais je répandais mon âme devant l’Eternel. Ne prends pas ta servante pour une femme pervertie, car c’est l’excès de ma douleur et de mon chagrin qui m’a fait parler jusqu’à présent. Eli reprit la parole, et dit : Va en paix, et que le Dieu d’Israël exauce la prière que tu lui as adressée !
Psaume 22:25 − Car il n’a ni mépris ni dédain pour les peines du misérable, Et il ne lui cache point sa face; Mais il l’écoute quand il crie à lui.



mardi 6 novembre 2018

7 NOVEMBRE - 10 ANS ! ET DIEU DANS TOUT CA ?!


Éloignée de Dieu à l'époque où est survenue l'épreuve de la perte de mon bébé, j'ai nourri la révolte et la rébellion envers Lui. Les années ont passé, je me suis débattue comme j'ai pu, seule. La traversée a été désastreuse.
Durant ma jeunesse, je m'étais délibérément éloignée de Dieu car j'estimais pouvoir faire ma vie sans Lui et me gérer comme une grande. Quelle perte de temps !
Il m'a fallu plus de 7 années, après la perte de ma fille, pour que je réalise que tout ce que je croyais, tout ce que j'avais bâti, était une erreur monumentale.
Auparavant, je voyais Dieu comme un dogme moralisateur, un super-être inaccessible. Je n'avais pas expérimenté son Amour Inconditionnel qu'il m'offrait gratuitement.
Je n'expliquerai pas ici les expériences qui ont changé mon rapport au Seigneur, ce n'est pas le lieu, néanmoins, c'est ce changement dans ma vie qui m'a permis de vivre ma souffrance différemment dans cette épreuve du deuil. Dieu a soulagé ma douleur, Il a commencé à panser mon cœur quand je l'ai laissé faire. Il a fait envoler ma rage, ma colère, mon amertume et a réconforté mon âme.
J'ai tant résisté, tant pleuré à vouloir Le tenir éloigné de moi. Je Lui en voulais alors qu'Il n'est pas responsable de mon malheur. Je Lui en voulais de ne pas être intervenu dans cette salle d'accouchement mais j'étais injuste. Avais-je le droit de Lui demander quoi que ce soit, moi qui ne voulais pas de Lui dans ma vie ? Dieu ne force pas les hommes. Nous, les humains, sommes bien vite enclin à l'accuser de nos maux alors que nous ne voulons même pas de Lui dans nos vies. Ne sommes-nous pas hypocrites de crier à Lui quand nous souffrons alors que le reste du temps, nous l'avons laissé à la porte de notre cœur. Dieu ne se réjouit pas de notre malheur, au contraire, Il pleure avec nous. Et quand, enfin nous acceptons d'ouvrir notre cœur à sa Grandeur alors Il opère des miracles en nous. 
Je n'aurai JAMAIS imaginé sortir de l'état dans lequel je me trouvais il y a encore peu de temps. Le simple fait de tenir Sa main change TOUT !
Alors, le message que j'ai envie de faire passer à tout ceux qui se trouvent dans cette situation c'est : « Ne perdez pas votre temps à résister ! Ne perdez pas toutes ces années à vivre dans la douleur et la solitude alors que Dieu vous tend la main !  Ne perdez pas le temps que j'ai perdu à ne pas lâcher-prise. Acceptez la nouvelle vie qui s'ouvre à vous ! »